Nous sommes tous le parasite de quelqu’un d’autre..
Pensée du jour (suite logique et pendant de la précédente)
Nous sommes tous le parasite de quelqu’un d’autre..
Nous sommes tous le parasite de quelqu’un d’autre..
Dans la confusion du monde
brille une lueur de sainteté
Sois la lumière qui éclaire au-devant
de toi, la prière qui libère au-dedans
Dans le chaos du monde
flotte un parfum de liberté
une bouée de sauvetage
un chant d’été sur le rivage
Dans le tumulte des idées
suis le fil de lucidité
Tranche l’inutile et la saleté
laisse une écume de pureté
Au milieu de l’ombre tapie
chante l’amour célèbre la vie
Avance sans crainte sur ton chemin
guidé par les anges et les saints
Tu n’es pas seul ; prends ma main…
Croque la vie à belles dents
Ecarte-toi des malfaisants
Dans le sillage de tes choix
Trace le sillon de ta voix !
DM (c) texte et dessin
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Puisqu’on a jamais fini de guérir ses blessures
et puisque guérir c’est chaque fois un peu mourir à soi
ici comme le ciel passionnément rejoint la terre
et l’enlace
et l’embrasse
il n’y a que ce baiser-là d’important
ce baiser d’un instant
(c) DM automne 2025
A ma mère…
C’est à cause de Brahms qu’il pleut sur mes joues que ce soir les nuages bleu azur et rose ardent me semblent terriblement vivants que je ne sens plus rien que le désir de les rejoindre c’est à cause de Brahms que mes joues sont mouillées que l’espace de quelques lettres le passé redevient présent ce qui a été reprend vie le temps de quelques notes mélodieuses et je vois tout ce que n’ai pu voir les souvenirs et les regrets aussi et pourtant je n’aimais pas Brahms mais c’est à cause de lui que ce soir les rafales de vent me tourmentent et soulèvent la poussière intérieure qui se dépose sur un écran transparent saut entre passé et présent pourtant la vie est toujours rose mais le cœur est flanchant plus de triomphant ni de fringant l’azur tourne au violine et le violon me rend sourde aux éclats miroitants du couchant c’est à cause de Brahms qu’enfin je comprends ce qu’ils ont vécu et cette intensité qui nous a été transmise je les sens si proches enfin mes parents ils sont humains non plus entité abstraite et enfin de cœur à cœur et d’âme à âme je peux leur parler ressentir cet amour c’est à cause de cet andante un poco adagio sublime nuance de tons pastels comme les nuages sonate opus 120 piano violon ou clarinette je préfère le violon à cause de Brahms enfin que j’ai rencontré ma mère c’est à cause de Brahms que tout cela est arrivé et bien d’autres choses encore et les pleurs sont délivrance, enfin
(c) DM août 2025
Hier soir, après l’averse, un ballet de lucioles s’est déployé sous nos yeux ébahis :
au ciel noir, marbré de bleu sombre et de gris,
vivantes comme des yeux, entre les taches de nuages,
des étoiles intermittentes faisaient leur spectacle ;
sur les talus luisants de pluie,
petites guirlandes chinoises clignotantes
qui nous faisaient des clins d’oeil, encore tout engourdis,
des vers luisants par dizaines, fourbissant leurs lampions pour éclairer la nuit !
DM (c) sept. 2025
Le soir descend, lentement
et range les affaires du ciel
en gros paquets haletants
Le vent lisse ses plumes vertes
et caresse les pentes sombres
qui s’abîment, englouties dans l’ombre
L’air humide et froid
se pose contre ma joue, maigre récompense
y dépose un baiser de givre
Le jour luisant de pluie qui a déroulé
ses longs bras incadescents
en profite pour faire sa pirouette
Entre en scène une torpeur languide
hébétante comme un grand vide
où sonne le souvenir d’un air de clarinette
C’est un jardin venteux,
tout orné de fleurs sauvages,
empli de chants d’oiseaux exotiques
Le soleil y est généreux
tombant de biais par la fenêtre ouverte
d’un ciel lesté de nuages de plomb
Le silence seulement percé
par les rafales de vent
arrachant des lambeaux d’écorce au printemps
La nuit, une traînée de pluie et d’air glacial
a fait saigner des sillons de mémoire vive
et les souvenirs se carambolent
Tout n’était-il que danse ?
À quel moment s’est-elle figée,
quand le danseur a-t-il trébuché ?
Un faux pas ébauché,
un grain de sable dans les rouages
le mobile déséquilibré …
Et la vie s’est emballée,
le danseur a perdu de sa superbe
les sanglots ont creusé des rigoles, des fossés
Au fond le bal est si simple
lorsque le danseur est en rythme
toute la scène rentre dans l’ordre
Comme ce jardin frêle et innocent
limpide et si charmant
qu’il en émane l’envie de tout recommencer
On ne se renie plus.
(C) DM, septembre 2024, Afrique du Sud