The Sweet Sourness of Life

departures

closures

endings

days gone by

doors closed, forever

impressions from the past floating back into consciousness

cycles

farewells

hope and new beginnings

dreams shattered

dreams seeded

new encounters

the sweet pang of nostalgia knocking on the heart’s door

memories drifting past

ruptures

things lost

people lost

failures

discouragement

roads closed

aborted stories

acceptance

clear vision

openness

gratitude

trust

abundance

my cup is full

welcoming the ever renewed gift of life

a sweet warmth in my throbbing heart

expansion

encompassing the whole world

the whole life

beyond time

chest too small for the burst of love

letting go

surrendering

generosity

melting within

the dance of past, present and future

grace, grace, grace

entire past landscapes

sliding aside like a decor

the big theater of life

summed up in one instant

one glowing instant

with a heart wide open

treasures offered

people gone or still here

their spirit, still present

all to accompany me

(c) DM Cape Town, 16 June 2026

Bleu

(balade à la Biche)

ma pleine lune

d’or et de diamant,

marbrée de bleu aux reflets d’océan

ma biche centaurée,

au collier d’œillets et de rosiers sauvages

collines ornées de narcisses frémissants

tendres myosotis au cœur palpitant

ma vallée romaine secrète

abritant ma tanière de louve –

dents étincelantes, yeux mordorés –

et mon loup affamé, efflanqué, ébouriffé !

DM juin 26

Nouvelle Année

Je vous souhaite…

De la présence et de l’espace

de la musique et du silence

de la passion et de la patience

de l’allégresse et de la tristesse

de l’action et de l’ennui

de la joie, de la léthargie

du soleil et puis de l’ombre

des nuages roses et puis des ciels sombres

de la pluie et puis de la poussière

des orages et de la lumière

de l’amour et de l’indifférence

des projets et du repos

bref, tout ce qui fait la vie…

De la glace et puis un poêle chaud

des renards et puis des oiseaux

des chats, des chiens, des bestiaux

des lionnes, des chacals et des bourricots

persévérance, abandon

abondance, sobriété

partage, solitude

art, intériorité

du cocooning et des voyages

de la poésie et du repassage

du familier et du renouveau

de la grâce… de la résignation

de l’allant… et du renoncement

un peu de ceci, beaucoup de cela

que vous remplirez pour moi

bref, tout ce que la vie nous offre

À accueillir sans réticence

dans un monde chargé d’injonctions

laisser passer les quatre-vents

par les failles de notre armure

par tous les interstices et fissures

les planches disjointes de nos murs

les quatre-vents et leurs bataillons

guerriers harnachés comme pour l’ouragan

vent d’est, guilleret et cinglant

réveil-matin ébouriffant

vent du sud, chaud bouillonnant

gai lutin aux parfums ardents

vent d’ouest, chargé d’aventure

porteur d’horizons lointains

écho de nos rêves les plus fous

bise du nord, glaciale et libératrice

qui nettoie notre ciel mental

Que vous soyez pauvres ou nobles

laissez le monde vous façonner

à l’image de ses transfigurations

soyez rose des sables ciselée aux quatre-vents

rosaces brodées de givre par les cinq éléments

au petit matin cinglant

boussole folle trouvant son repère au firmament

girouette pompette et fière attitude

face au grand souffle moutonnant

soyez tout cela et bien d’autres choses encore

la dune aux contours exquis dessinés par le vent

la vague échevelée qui s’éteint dans un ruissellement

le nuage pourchassé de démons imaginaires

les anges et leurs trompettes alignés

la petite pluie qui sans un mot pénètre la terre

le gargouillis de la source

le crissement des feuilles sous le pied

le cri du renard au soir

l’éclat des constellations

le grésillement des étoiles

l’étoile filante qu’on guette et qui surprend

le pépiement des oiseaux qui s’ébrouent au matin

la primevère qui déjà s’ouvre en décembre

le parfum du lilas et jasmin

l’eau de source dans la bouche

le champs qui ondule sous sa chevelure d’or

soyez tout cela et bien plus encore

Le cœur qui tressaille à la moindre beauté

la lune et ses mille visages

le soleil et ses rayons ardents

la nuit le jour et tout l’univers

la vie qui vient, qui va, qui renaît

Je vous souhaite d’être tout cela…

(c) DM

Bonne et Heureuse Année 2026 !!

Clarté

Dans la confusion du monde

brille une lueur de sainteté

Sois la lumière qui éclaire au-devant

de toi, la prière qui libère au-dedans

Dans le chaos du monde

flotte un parfum de liberté

une bouée de sauvetage

un chant d’été sur le rivage

Dans le tumulte des idées

suis le fil de lucidité

Tranche l’inutile et la saleté

laisse une écume de pureté

Au milieu de l’ombre tapie

chante l’amour célèbre la vie

Avance sans crainte sur ton chemin

guidé par les anges et les saints

Tu n’es pas seul ; prends ma main…

Croque la vie à belles dents

Ecarte-toi des malfaisants

Dans le sillage de tes choix

Trace le sillon de ta voix !

DM (c) texte et dessin

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D’humeur vagamonde

Vague à l’âme

vague au monde

d’une vague à l’autre

mon esprit erre et vagabonde

d’un monde à l’autre

une vague m’emporte

et un vague sentiment

de m’être trompée de monde

me submerge

Un pressentiment vaguement familier

m’assaille encore

des murs d’ondes liquides

forment une vague frontière

pour atteindre l’autre monde

alors je m’égare

dans les nimbes de l’entre-deux-mondes

et le port d’attache

d’un esprit qui divague

se fond dans l’horizon gluant

englouti

dans les brumes crépusculaires

de mes vagamondages !

(c) texte et photos DM 2025

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Les jours qui dansent (plain-chant)

Poésie en musique

Voici l’un de mes poèmes lu en musique, afin de créer l’ambiance que j’ai souhaitée dans mon recueil Chants d’étoiles

musique : Hildegard Von Bingen, O nobilissima viriditas

(Richard Vendome, album Angelic Voices from a medieval abbey)

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Je suis partout

Je suis dans la goutte tremblante au bord d’une feuille

je suis dans l’éclair

dans la voix qui clame ou réconforte

dans la fleur et l’arbre

Je suis dans l’espace lointain

dans les cîmes, dans le cristal

des neiges éternelles

je suis dans l’arc-en-ciel

et au fond des océans

Je suis sur la banquise

dans la forêt amazonienne

dans les atholls et dans les nuages

au-delà des nuages aussi

je suis

Dans les entrailles de la terre

dans la lave du volcan

je suis dans le vent qui hurle

dans la spirale

dans l’escargot

dans le métal et dans le feu

je suis dans l’aiguille de pin

dans l’étoile aux confins de l’univers

je suis dans la pierre

dans l’eau vive qui jaillit

je suis dans la biche, le lapin

le cerf, l’ours et le renard

Je suis dans l’amour

dans la joie

dans les pleurs et la détresse

je suis dans les chutes vertigineuses

dans le vide

dans le silence et dans l’absence

Je suis dans le brin d’herbe

dans la noirceur et la lumière

je suis dans la nuit

dans l’aurore spectaculaire

je suis dans les os, dans le sang

dans les profondeurs du cœur

je suis dans ce corps

qui aime, qui souffre et qui rit

je suis Cela

(c) DM avril 2025

Alla breve

Le soir descend, lentement

et range les affaires du ciel

en gros paquets haletants

Le vent lisse ses plumes vertes

et caresse les pentes sombres

qui s’abîment, englouties dans l’ombre

L’air humide et froid

se pose contre ma joue, maigre récompense

y dépose un baiser de givre

Le jour luisant de pluie qui a déroulé

ses longs bras incadescents

en profite pour faire sa pirouette

Entre en scène une torpeur languide

hébétante comme un grand vide

où sonne le souvenir d’un air de clarinette

,