Quand nous venons au monde, page blanche quasi-immaculée,
Nos yeux d’enfants grands ouverts s’émerveillent
Baignant dans l’unité encore palpable,
Amour et beautés du monde nous enveloppent et nous comblent…
Et puis viennent les premières crispations, nous éprouvons douleur, impuissance, frustration, incompréhension
L’apprentissage de la vie se fait dans la joie et dans la douleur
Tout l’art de grandir en amour et en sagesse
Consiste à devenir plus grand, plus fort que la souffrance
Et la contenir dans notre expérience
Déraciner les causes profondes de la souffrance
L’avidité, la peur, la comparaison, le désir de puissance
Vouloir être quelqu’un à tout prix…
A l’inverse, ouvrir les vannes de la lumière qui vient combler tout manque
Dépasser les douleurs de l’enfance et celles héritées
Inviter la joie limpide et liquide à couler dans nos veines
La chérir et la dorloter comme un joyau chatoyant
C’est à ce prix que nous devenons de vrais êtres vivants
Vivre sans souffrance est possible
Ou pour le moins la réduire
Sans trop de compromission
Sur un chemin d’évolution et de pardon
Où l’amertume n’a pas de place
Où chaque bonheur est pierre d’angle,
Chaque douleur clé de voûte
Fragile et éternelle, magnifiant la lumière
Chaque heureuse rencontre est petite flamme,
Nouvelle couleur à notre vitrail vibrant.
(c) DM décembre 2025

Delphine, your poem is full of quiet wisdom. I especially loved the ending—that every joyful encounter becomes « a small flame » and « a new color in our vibrant stained glass. » It left me with a feeling of light and gratitude. Thank you!
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