Clarté

Dans la confusion du monde

brille une lueur de sainteté

Sois la lumière qui éclaire au-devant

de toi, la prière qui libère au-dedans

Dans le chaos du monde

flotte un parfum de liberté

une bouée de sauvetage

un chant d’été sur le rivage

Dans le tumulte des idées

suis le fil de lucidité

Tranche l’inutile et la saleté

laisse une écume de pureté

Au milieu de l’ombre tapie

chante l’amour célèbre la vie

Avance sans crainte sur ton chemin

guidé par les anges et les saints

Tu n’es pas seul ; prends ma main…

Croque la vie à belles dents

Ecarte-toi des malfaisants

Dans le sillage de tes choix

Trace le sillon de ta voix !

DM (c) texte et dessin

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Courbes

Puisqu’on a jamais fini de guérir ses blessures

et puisque guérir c’est chaque fois un peu mourir à soi

ici comme le ciel passionnément rejoint la terre

et l’enlace

et l’embrasse

il n’y a que ce baiser-là d’important

ce baiser d’un instant

(c) DM automne 2025

D’humeur vagamonde

Vague à l’âme

vague au monde

d’une vague à l’autre

mon esprit erre et vagabonde

d’un monde à l’autre

une vague m’emporte

et un vague sentiment

de m’être trompée de monde

me submerge

Un pressentiment vaguement familier

m’assaille encore

des murs d’ondes liquides

forment une vague frontière

pour atteindre l’autre monde

alors je m’égare

dans les nimbes de l’entre-deux-mondes

et le port d’attache

d’un esprit qui divague

se fond dans l’horizon gluant

englouti

dans les brumes crépusculaires

de mes vagamondages !

(c) texte et photos DM 2025

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Les jours qui dansent (plain-chant)

Poésie en musique

Voici l’un de mes poèmes lu en musique, afin de créer l’ambiance que j’ai souhaitée dans mon recueil Chants d’étoiles

musique : Hildegard Von Bingen, O nobilissima viriditas

(Richard Vendome, album Angelic Voices from a medieval abbey)

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C’est à cause de Brahms


A ma mère…


C’est à cause de Brahms qu’il pleut sur mes joues que ce soir les nuages bleu azur et rose ardent me semblent terriblement vivants que je ne sens plus rien que le désir de les rejoindre c’est à cause de Brahms que mes joues sont mouillées que l’espace de quelques lettres le passé redevient présent ce qui a été reprend vie le temps de quelques notes mélodieuses et je vois tout ce que n’ai pu voir les souvenirs et les regrets aussi et pourtant je n’aimais pas Brahms mais c’est à cause de lui que ce soir les rafales de vent me tourmentent et soulèvent la poussière intérieure qui se dépose sur un écran transparent saut entre passé et présent pourtant la vie est toujours rose mais le cœur est flanchant plus de triomphant ni de fringant l’azur tourne au violine et le violon me rend sourde aux éclats miroitants du couchant c’est à cause de Brahms qu’enfin je comprends ce qu’ils ont vécu et cette intensité qui nous a été transmise je les sens si proches enfin mes parents ils sont humains non plus entité abstraite et enfin de cœur à cœur et d’âme à âme je peux leur parler ressentir cet amour c’est à cause de cet andante un poco adagio sublime nuance de tons pastels comme les nuages sonate opus 120 piano violon ou clarinette je préfère le violon à cause de Brahms enfin que j’ai rencontré ma mère c’est à cause de Brahms que tout cela est arrivé et bien d’autres choses encore et les pleurs sont délivrance, enfin

(c) DM août 2025